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Déserts médicaux : de nombreux dispositifs sont actuellement mobilisés

02 Déc 2021 Les grands dossiers

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La lutte contre la désertification médicale est une priorité pour nos territoires et les élus qui les représentent. A l'assemblée nationale, les lois que nous avons votées, et dernièrement celle du financement de la sécurité sociale, permettront de déployer à court et moyen termes les outils favorisant l'amélioration de l'accès des prises en charge de proximité.

Il m'apparaît nécessaire de faire ici le point sur l'ensemble des textes que nous avons adoptés :

  • Suppression du numerus clausus depuis la rentrée 2020 et réforme des études de médecine (loi MaSanté 2022)

6 000 places supplémentaires dans les formations d'aides-soignants et d'infirmiers ont été créées cette année tandis qu'une augmentation de 19.4 % du nombre d'étudiants admis en médecine a été constatée.

  • Le Ségur de la Santé a permis la création de nouveaux postes de professeurs praticiens pour répondre à l'augmentation du nombre d'étudiants ; la maîtrise de stage des jeunes médecins peut-être réduite à une année au lieu de deux.
  • D'ici 2022 le nombre de maisons pluriprofessionnelles et centres de santé sera doublé grâce à un financement de 400 M€ issus du Grand plan investissement 2018-2022.

En juin 2021 on comptait 1889 maisons de santé en France, contre 910 en 2017. Le projet de loi 3DS en discussion actuellement permettra également aux collectivités de recruter des professionnels exerçant dans des centres de santé (administratifs, médicaux et paramédicaux) quand elles en assurent la gestion.

  • L'amélioration de l'accès rapide aux soins est permise par la loi MaSanté 2022 qui prévoit pour les pharmaciens la possibilité de renouveler périodiquement des traitements chroniques ou d'en adapter la posologie. De même, la loi de financement de la sécurité sociale 2022 encadre deux expérimentations pour les patients qui pourront accéder directement aux soins de masso-kinésithérapie et d'orthophonie sans être adressés par un médecin. L'accès à la filière visuelle est également amélioré via la possibilité pour les orthoptistes de prescrire des verres correcteurs pour des corrections simples.
  • La libération du temps médical (appui des médecins dans leurs tâches administratives) est permise avec le déploiement de 4 000 assistants médicaux, un nouveau métier acté en août 2019.
  • Des aides rénovées pour l'installation des jeunes médecins dans les zones en tension (loi de financement de la sécurité sociale 2020): un contrat unique et incitatif ouvert aux généralistes et aux spécialistes s'installant dans une zone sous-dense, et la prise en charge pendant deux ans de la totalité des cotisations sociales dues dans les 3 ans suivant l'obtention de son diplôme pour une installation en zone prioritaire (définie par les ARS).
  • Développement de la télémédecine avec le remboursement de la téléconsultation depuis le 15 septembre 2018 et le déploiement de la télésanté avec le télésoin (pharmaciens et paramédicaux).
  • Le développement du service d'accès aux soins (SAS) est un dispositif, via une plateforme numérique qui permet d'accéder à une information rapide avec une prise de rendez-vous en ligne et une régulation téléphonique territoriale, qui sera généralisé au territoire en 2022.
  • Pérennisation et développement des maisons de naissance sous la responsabilité exclusive des sages-femmes (expérimentation de 2015) et engagement maternité (loi de financement de la sécurité sociale 2020) pour toutes les femmes enceintes résidant à plus de 45 min d'une maternité (transport et prestations d'hébergement pris en charge en amont du terme prévu).

La lutte contre la désertification médicale est donc bel et bien engagée.


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